16 février : épisode 5. Les chiffres sont en baisse un peu partout dans le pays. À Clermont, la manifestation est partie à 10 heures de la place du 1er Mai. Au moment d’investir la place de Jaude, celle-ci est toujours aussi noire de monde. La police annonce 5000 participants. Les syndicats 10.000. On discute un peu. « Non, ça ne s’essouffle pas. », garantit un premier. « Les gens sont toujours présents ! », poursuit une dame.

Le 7 mars, les organisations syndicales appellent à « tout bloquer ». L’appel à la grève pourrait être un tournant dans la mobilisation. « Le 7, ça va être suivi. S’ils veulent être têtus, on peut l’être encore plus. », ajoute la manifestante. Rendez-vous bientôt.









1 réflexion sur “Lutte pour les retraites : garder le cap !”
7 MARS : Match retour sur le projet de loi de réforme de la retraite !
Mohamed Ali contre Joe Frazier.
La cloche annonçant la fin du combat a raisonné.
La NUPES mais surtout LFI, a subi sans comprendre la tactique du gouvernement.
Le gouvernement a amené son adversaire à s’épuiser dans un combat perdu d’avance.
Donner des coups sans interruptions mais qui ne marquent pas le visage impassible du ministre du travail.
Comme il dit, à la fin, exultant « on a tenu bon et on n’a pas craqué » car il fallait tenir finalement 2 ou 3 rounds, pas plus. C’est une règle voulue par le sport ; seul le temps compte et l’arme permettant de faire défiler le temps était bien le nombre d’amendements de la NUPES.
Ces échanges sont devenus violents mais l’adversaire se tenait toujours à bonne distance pour éviter d’avoir à répondre. Comme dans le match de boxe Ali contre Frazier.
Au bout de 72 heures de combat, la NUPES s’est retrouvée dans les cordes, se démenant pour tenter de sortir de cette situation lourde. Élus las, fatigués et en complet désarroi ou seule la colère de ne pas pouvoir se faire entendre résonne, mais comme un écho.
Et à regarder de près, c’est frustrant de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout du match et de rester empêtré dans les filets en disant qu’on aurait pu faire autrement.
Le ministre était bien calme sur son banc car il voyait que les règles explicites (la durée limitée) entrainait une obstruction attendue – rappels au règlement, défense d’amendements réitérés, qui ne faisaient qu’’affaiblir ses promoteurs.
Les élus communistes, écologistes ont-ils compris finalement que les règles étaient au service d’une stratégie bien réfléchie mais trop tard. Et Mélenchon qui sort de son silence pour servir sur un plateau, le plat préféré du gouvernement : « le reste de la loi ne compte pas ».
Le reste de la loi devait rester, selon les vœux inavouables du gouvernement, hors délai donc cette partie ne sera pas jouée alors que le 7 ieme round aurait pu fragiliser le gouvernement comme l’a dit Jumel ; hypothèse réaliste.
Ali a quitté le ring, la mâchoire en compte et Dussopt a gagné, aux points, après la fin du temps réglementaire.
Match retour le 7 mars !