Contre-plongées : tête la première dans la culture !

C’est reparti ! La saison culturelle des Contre-plongées revient du 15 juillet au 12 août pour de nombreux rendez-vous animés, variés et gratuits.

Jardin Lecoq, Place du 1er mai. Le public est au rendez-vous. D’un côté, Issue de secours de la Compagnie Adhok et de l’autre, En attendant le grand soir de la Compagnie Doux supplice. Nous sommes le vendredi 15 juillet, c’est le lancement des Contre-plongées. « Il y avait 600 personnes Place du 1er mai. À la fin, tout le monde dansait avec la compagnie, c’était un très chouette moment de liesse », raconte Sarah Meunier, programmatrice de l’évènement.

Grand retour

Les Contre-plongées reviennent après deux ans de restrictions pour un mois de culture pied au plancher. Depuis 22 ans, la saison culturelle d’été de la ville de Clermont s’est imposée comme un moment incontournable de culture populaire. Chaque habitant ou presque a dans la tête un souvenir qui résonne. Nous, en tous cas, on en a. Théâtre de rue, danse, cirque, musique cinéma, voltige : les contre-plongées sont toujours synonyme d’une ambiance chaleureuse et effervescente. Il y en a pour tous les goûts, amateurs et confirmés, petits et grands. Alors ça fait le plus grand bien de retrouver une programmation complète après des années de restrictions sanitaires si dures pour le secteur de la culture. « Les Contre-plongées ne se sont jamais arrêtées mais on s’est adaptés. Cette année, c’est le retour aux grandes formes, aux spectacles un petit peu plus spectaculaires », précise Sarah Meunier.

La culture pour tous

Les Contre-plongées sont toujours gratuites. C’est comme un principe indéboulonnable. Quelle meilleure preuve de leur ouverture ? Peut-être le fait que chaque spectacle est en extérieur, dans l’espace public. Ou que les rendez-vous s’exportent partout, au parc de l’Ecluse, à Lecoq, à Jaude, à Champtratel, à 1er mai… Ou alors la programmation. Beaucoup de cirque cette année « parce que c’est vraiment un art populaire, grand public », de la musique aussi, des invités pointus, des animés japonais, des pièces drôles, engagées, spectaculaires ou toutes simples et qui enchantent.

©gaetandardenne.com
La culture par tous

Pendant un mois, si la culture est pour tous, elle est aussi faite par tous. Les Contre-plongées se veulent participatives. La Compagnie Les Urbaindigènes présente Chantier ! ou comment un spectacle de rue devient le prétexte à une expérience participative où comédiens et public vont bâtir ensemble le « préau du peuple » ! À travers cette expérience, les participants vont tenter l’aventure d’une démocratie par le faire.

Une programmation de qualité

Variée, travaillée, avec des artistes de qualité : la programmation a déjà fait ses preuves. Elle fait la part belle à la création contemporaine et aux formes innovantes. On découvre aussi des musiques du monde et des artistes dans le vent qui ne demandent qu’à rencontrer leur public. « L’objectif, c’est de proposer une programmation qualitative et grand public. », indique la programmatrice.  

Crédit : Michael James
Les classiques

Pas de panique, les projections en plein air seront bien au rendez-vous. Cette année, elles auront lieu au Jardin Lecoq et seront toujours précédées d’un concert. Ce soir, c’est le groupe Sahad qui ouvre le bal avant la projection du film Your name. Le 26 juillet, place à la chanteuse gabonaise Pamela Badjogo avant La Leçon de Piano. Enfin, la rencontre explosive entre la fanfare locale Ktipietok Orkestar et les béninois mondialement connus du Gangbé Brass Band avant la projection de Frida.

Pamela Badjogo
La tête dans les nuages

Dans les prochaines semaines, il va falloir bouger la tête pour profiter de toute l’énergie des représentations mais surtout, regarder en l’air. En effet, beaucoup de spectacles vont se passer à quelques mètres d’altitude. Les 20 et 21 juillet à Lecoq et place de l’Ecluse, les artistes performent tantôt avec éléments acrobatiques, tantôt sur des trépieds pour pousser la chansonnette.

 Place des Carmes, un ballet cycliste et musical virevoltant réunit 9 personnes qui roulent, s’entassent, s’empilent et dérapent.

L’Homme. Crédit : Studiomarks

À 2 mètres réunit deux acrobates sur un mât chinois. Avec l’aide de Rocio, Jesse démontre que l’on ne tient pas debout par les peurs, mais par les rêves.

Comme toi tu me voix de la Compagnie La Fauvette invite enfin deux femmes à se surpasser à travers leurs différences. Cerceau aérien et chant se mêlent pour former un nouvel univers, pluriel, singulier, touchant, poétique.

Un pied dans le présent

Les Contre-plongées s’intéressent à des sujets d’aujourd’hui. Short people de la Compagnie Vilcanota interroge la façon de rester des gens dans le capharnaüm actuel. Comment se tenir debout encore et toujours ? Cette saison, ça sera aussi de la fanfare, des performances BMX, des pièces en plein air et de la voltige. Selon Sarah Meunier, il ne faut surtout pas rater Pigment, un spectacle de très grande forme de trapèze volant, le 5 août place de Jaude.  L’incontournable séance de courts-métrages viendra bien sûr conclure les festivités. Nous, on y sera. On vous proposera d’ailleurs des petits retours tout au long de ce mois de culture et d’animations. Affaire à suivre.

Pigments. Crédit : Les Contre-plongées.

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