Les Néo-Nazis font leur rentrée en Auvergne

En fin d'été, Au Puy-En-Velay, les néo-nazis clermontois ont agressé un couple. La semaine dernière, lors de la venue de Jean-Luc Mélenchon, ils s'en sont pris de nouveau à des militants qui collaient des affiches et leur ont volé le matériel. La maison du peuple a été tagguée.

D’abord, le Puy-en-Velay. Une librairie obscure a ouvert ses portes et a pignon sur rue. On peut y retrouver les écrits d’Adolf Hitler, mais aussi « L’ordre SS, éthique et idéologie » d’Edwige Thibaut. Livre interdit à la vente depuis 1992.

Les gérants, connus des habitants, ferment rarement boutique, sauf quand il s’agit d’aller tenir un stand aux universités d’été de Civitas et du Cercle Richelieu. De plus, ils ont participé aux manifestations anti-passe sanitaire, armés de gants coqués et de panneaux antisémites.

Agression le 28 août au Puy en Velay

Le 28 août, les libraires accueille Hilda Lefort (anagramme de Adolf Hitler). Décrite comme « jeune militante éprise de poésie, catholique, ayant foi dans le combat nationaliste » par le site Jeune Nation, auquel elle contribue.

Ce jour-là, au Puy, elle tient une conférence sur « la hiérarchie raciale et le racisme bien compris ».

Rapidement, des habitants et militants veulent se rassembler pour protester contre cet événement. Mais, le rassemblement est interdit par la préfecture. La conférence a bien lieu, mais plutôt sur « le nationalisme aujourd’hui » et bien protégée par la police.

Des néo-nazis connus des rues clermontoises, présents pour la grande rencontre littéraire, agressent un couple pour le seul fait que l’un des individus porte un t-shirt de foot de l’équipe Sankt Pauli. Selon ses statuts et son règlement, le FC Sankt Pauli est un club sportif antifasciste et antiraciste.

Dépôt de plainte

Le couple a porté plainte. Les agresseurs ont été parfaitement identifiés par les personnes présentes ce jour-là. Néanmoins, à ce jour, les victimes n’ont reçu aucune nouvelle des poursuites judiciaires.

Pourtant, la justice sait être rapide. De nombreux militants anti-racistes ont été verbalisés pour avoir manifesté ce jour-là, reconnus grâce notamment à la vidéo-surveillance de la ville.

Ces mêmes caméras pourraient facilement aider à arrêter les responsables de l’agression.

Quelques mois, plus tard, à Clermont-Ferrand, Le groupuscule fait parler de lui à nouveau.

Agression à Clermont-Ferrand pour le meeting de JL Mélenchon

Le meeting de Jean-Luc Mélenchon est attendu à la maison du peuple à Clermont-Ferrand, le 14 novembre. La veille au soir, des militants collent des affiches. Ils sont suivis par un groupe qui renverse le pot de colle sur l’un d’entre eux et part avec le matériel d’affichage. Le lendemain, alors que le meeting du patron de la France Insoumise se prépare, les militants découvrent des tags hostiles sur le mur de la maison du peuple.

Depuis plusieurs années, Mediacoop alerte sur ces mouvements néo-nazis à Clermont-Ferrand, mais aussi partout sur le territoire. de nombreux actes violents et répréhensibles ont été commis par des militants d’extrême-droite. Nous en appelons à la vigilance de chacun et à la solidarité.

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