Après nos différents articles sur l’ADAPEI 63, l’association nous a poursuivis pour diffamation. Mais cette plainte était accompagnée de celle de Myriam Viala, Directrice Générale et Eric Doladille, directeur de la filière soins. Après 2 renvois, notre avocate avait enfin pu plaider fin juillet. Début septembre, nous apprenions que les témoins allaient être entendus le 8 octobre. Parents, salariés, ex-cadres avaient donc pris leur journée pour se rendre à la barre.
Mais, officiellement, la veille, l’ADAPEI 63 se désistait de sa plainte auprès du tribunal, ainsi que Myriam Viala, alors en arrêt maladie et Eric Doladille.
Il faut dire que nos révélations avaient poussé l’ex-président à la démission, laissant les rênes à un bureau et à un Conseil d’Administration qui avaient décidé de remettre en question le management de la direction.
Aussi, durant l’été, le bureau avait pris la décision de mettre en place différentes enquêtes internes, et un audit externe.
Un cabinet d’avocats a réalisé ses investigations et a entendu de nombreuses personnes, dont nombreuses de nos sources.
Tout ce travail réalisé par le bureau, la nouvelle présidence, mais aussi les syndicats et même des parents qui firent circuler une pétition qui récolta rapidement des centaines de signatures, permirent alors de mettre en lumière le management toxique de l’ancienne dirigeance.
Myriam Viala, Directrice Générale de l’Adapei 63 avait mis en place depuis son arrivée un politique de la terreur entraînant de très nombreux burn out, et cas de maltraitances institutionnelles. La mise en place de 4 directions de filière a elle aussi entraîné de nombreux dysfonctionnements, notamment une rupture entre le siège et les dirigeants.
Autre point, la dirigeance illustrée par Myriam Viala, avait pris le contrôle de la gouvernance, constituée par des parents et dont le rôle est normalement celui d’un employeur. En effet, l’ADAPEI 63 est une association gouvernée par son bureau et Conseil d’Administration. Nous avions démontré à plusieurs repries que la directrice générale faisait fi de ses employeurs et différentes décisions avaient été prises sans même la consultation de ces derniers.
Ainsi, à ce jour, la directrice générale a été licenciée pour fautes graves, ainsi qu’Olivier Bérioux, DRH. Il remplacait depuis peu, Ludovic Sauvanet, compagnon de la directrice, ayant été aux côtés de Myriam Viala et complice du management toxique comme nous l’ont rappelé les différents salariés ayant eu affaire à lui. En tant que DRH, il était capable de « danser » pour fêter les licenciements, alors que les employés étaient en larmes.
Un des directeurs de filière a été récemment licencié aussi pour de graves manquements. Les salariés ont pu dénoncer ses manquements graves.
Deux des autres directeurs de filière, dont Eric Doladille, récemment condamné dans notre affaire, sont actuellement en arrêt maladie.
D’autres soutiens de l’ancienne directrice générale se sont vus remis à leur place : Certains, encore en poste, ont même appelé d’anciens salariés pour témoigner en faveur de la directrice licenciée, outrepassant la loyauté à l’employeur. D’autres ont diffusé des lettres anonymes remettant en cause les témoignages dans Mediacoop et accusant les représentants du personnel !
Ainsi, depuis notre travail, la plupart des salariés et la majorité des parents se disent satisfaits du travail et du « ménage » faits par la nouvelle présidence et administration. Un directeur assume l’intérim jusqu’en avril, mois auquel une nouvelle direction devrait être recrutée.
Selon les salariés, l’atmosphère est moins tendu, « la confiance commence à revenir. » du côté des employés et des parents qui ont reçu un courrier récemment de la part de la gouvernance, qui reconnaissait le management toxique.
A-t-on réussi alors, par le biais de notre journalisme, à changer les choses ?
Pour cela, il a fallu compter sur les petites mains de l’ADAPEI, mais aussi des sources externes qui nous ont donné de nombreux renseignements sur le fonctionnement, le financement. Sources que nous ne pourrons jamais dévoiler mais qui travaillent dans différentes instances politiques, ou financières.
Aujourd’hui, l’ADAPEI 63 semble retrouver un peu de sérénité et nous en sommes ravis. Nous n’avons pas vécu tout ça pour rien. Nous espérons que les adhérents recevront une meilleure prise en charge, même si le recrutement dans le médico-social reste compliqué.
Alors, la semaine dernière, lorsque nous avons appris que l’Ex Directrice Générale, Myriam Viala, le directeur de filière Eric Doladille et l’association avaient été condamnés aux dépens, nous avons été ravis.
Cependant, les frais de justice ne sont jamais pris en charge dans le cadre des procédures en diffamation. Nous aurons alors dépensé 3000 euros pour…rien…puisqu’aucune audience n’a eu lieu…
3000 euros c’est aussi ce que nous coûte la BD que nous sommes en train d’écrire, et qui sortira en mars 2026. Nous avons écrit plein de pages déjà. Simon dessine nos paroles et on doit avouer qu’il a sacrément du talent.
Il ne nous manque que 700 euros. Nous avons déjà eu des contacts avec des maisons d’édition intéressées par notre projet, il ne nous reste plus qu’à choisir.
Merci en tous cas pour votre soutien. Nous vous mettons le lien de la cagnotte, mais vous pouvez encore cette semaine nous envoyer vos chèques !
La cagnotte, c’est par là !
1 réflexion sur “L’ADAPEI, Mediacoop et une BD”
Pour que la vérité soit dite enfin !