Le festival « Bac In Town » : « Une explosion de couleur qui montre la diversité du quartier »

Du vendredi 25 à 17h45 jusqu'au samedi 26 22h30, le festival "Bac In Town", anciennement "BacGround", se déroulera au sein du quartier La Fontaine du Bac. Gratuit, le festival propose à tout types de public des spectacles pluridisciplinaires, que soit par le cirque, la danse ou la musique.

Organisé par la Maison de Quartier de la Fontaine du Bac en partenariat avec la compagnie Daruma, le festival a pour but de « faire du lien social, partager des choses à faire ensemble. Que ce soit les habitants du quartier, les artistes ou les spectateurs, on participe tous avant, pendant et après le spectacle à faire vivre la culture, à la partager ensemble. » décrit Milène, de la compagnie Daruma. Pour sa 11ème édition, voici ce que vous ont concocté les artistes et habitants du quartier.

De « BacGround » à « Bac In Town ».

Cela fait 10 ans que le festival « BacGround » existe et anime le quartier. « Il s’est créé à la demande des habitants. On voulait continuer à le développer autrement, c’est pourquoi on a fait un partenariat avec la compagnie Daruma » présente Nicolas, responsable de la maison de quartier. La compagnie Daruma est une compagnie de danse hip-hop, qui fait à la fois de la création et de la médiation. « Nous sommes en résidence sur le territoire et on intervient toute l’année ici. On a donc voulu co-construire le festival en invitant d’autres compagnies et en montrant d’autres univers que le notre. » explique Milène.

L’entrée de Daruma dans l’organisation du festival a donné « Bac In Town ». « Il fallait garder un lien avec l’ancien nom d’où ‘Bac’. Et ‘town’ pour représenter l’art urbain, le quartier périurbain aussi. » L’objectif est de poursuivre ce festival sur plusieurs temps dans l’année. « On veut des spectacles rattachés aux projets du territoire, comme la balade poétique en lien avec l’école Victor Hugo. » Le temps fort de l’évènement restera en Juin.

Une volonté de participation des habitants du quartier.

Christine est bénévole pour la maison de quartier, comme de nombreux habitants qui ont participé à la programmation et décoration du festival. « On voulait donner une nouvelle identité graphique au festival. » explique-t-elle. Pour cela, la maison de quartier a organisé des ateliers participatifs chaque vendredi depuis le début du mois de mai. « On voulait exprimer de la joie, de la couleur, montrer la diversité du quartier. Quand on réfléchissait, un des bénévoles a dit que si la Fontaine du Bac était un plat, ce serait une ratatouille. C’est ce qu’on a fait ! Et pour se délivrer du confinement et du couvre-feu, on a voulu que ça explose visuellement. »

Pour ce qui est de la programmation, « les bénévoles ont exprimé le souhait d’avoir des spectacles pluridisciplinaires et de la musique qui fasse danser. Dans chaque proposition, il y a un travail corporel, une esthétique contemporaine mais aussi une attention particulière au public. Il n’y a pas de mur entre artistes et public, le but étant aussi d’apprendre à se connaitre mutuellement. » décrit Milène. Pour lever ses barrières, certains spectacles finissent par un barbecue et une boum collective clôture le festival.

« C’est un quartier chaleureux, avec des habitants qui ont le sens de l’accueil, de la discussion, du partage. Le festival est à leur image, convivial et réalisé grâce à un travail d’équipe où on était soudés, plein d’envies et de projets. » conclut Milène. Toute la programmation ici :

Nos actionnaires, c'est vous.

Aidez-nous à rester gratuit, indépendant et sans pub :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cet article vous a plu ?

Soutenez le Cactus !

Le journalisme a un coût, et le Cactus dépend de vous pour sa survie. Il suffit d’un clic pour soutenir la presse indépendante de votre région. Tous les dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66% : un don de 50€ ne vous coûte ainsi que 17€.