Le billet d’humeur du lundi 26 septembre

Un drôle d’écho nous est venu du monde ce week-end. Le premier est tout proche, il part de l’Italie. Là-bas, Giorgia Meloni, la cheffe du parti ultraconservateur Fratelli d’Italia a fait la course en tête hier lors des élections législatives. Peu de doutes semblent planer sur la victoire de sa coalition de droite qui, selon les résultats partiels, a récolté 44% des voix hier soir. De quoi s’assurer la majorité absolue des sièges à la Chambre de députés et au Sénat.

Fratelli d’Italia s’est associé à d’autres formations eurosceptiques et d’extrême droite en Italie : la Ligue de Matteo Salvini et le parti conservateur de Silvio Berlusconi, Forza Italia. Si le taux de participation était à la fin du scrutin de 64% contre 73% en 2018, les résultats amènent à un triste constat : il s’agit du pourcentage le plus élevé pour l’extrême droite depuis 1945.

De quoi réjouir les autres gouvernements d’extrême-droite tels que la Hongrie ou la Pologne qui saluent la victoire de Meloni et de quoi, à l’inverse, faire frémir les institutions de l’UE, notamment dans le contexte actuel de crise avec la Russie.  

La déflagration d’hier se fait sentir deux semaines après le scénario semblable en Suède où a eu lieu la victoire d’un bloc conservateur englobant les Démocrates de Suède, parti issu de la mouvance néonazie, qui s’est hissé devant la première formation de droite du pays.

En Italie, Giorgia Meloni semble bien partie pour devenir la première femme présidente du conseil. D’aucun ne pourrait se réjouir de la situation puisque cette femme représente un risque énorme pour le droit des femmes à travers des valeurs ultraconservatrices.

Les femmes, elles se battent en Iran. Le 16 septembre, Mahsa Amini décédait trois jours après son arrestation par la police des mœurs pour des vêtements portés « de manière inappropriée » selon les autorités. Depuis, de nombreuses femmes protestent contre le gouvernement et le système en place. Ces dernières, gagnent les rues par centaines de milliers.

Le chef du pouvoir judiciaire iranien a menacé de ne faire preuve d’« aucune indulgence » vis-à-vis des manifestants. Selon un bilan officiel iranien, 41 personnes ont été tuées en dix jours de protestations. Mais ce bilan pourrait être bien plus lourd selon l’ONG Iran Human Rights basée à Oslo, qui fait état d’au moins 57 manifestants tués. Les connexions à internet sont actuellement perturbées.

Mais pas pour tous. Raphaël Enthoven lui, a une connexion impeccable qu’il a utilisé pour aller sur Tweeter. C’est là que ce dernier s’est empressé de jauger, juger, classer, comparer les luttes et les féministes. Voici son tweet :

Là, devant ces femmes sublimes qui se dévêtissent, qui jouent leur vie et qui emmerdent un véritable patriarcat, nos « féministes » nulles envoient des tweets mous et regardent leurs pieds.

Pas très classe de classer un combat dont les réalités n’ont certes pas toujours les mêmes échelles mais dont la cause est universelle.

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