Rassemblement de soutien à Geneviève Legay devant la Préfecture du Puy-de-Dôme

Par antoine Legrand
Mardi, l’association Attac 63 a invité à un rassemblement devant la préfecture pour délivrer à la préfète une motion de soutien à Geneviève Legay, militante pacifique, victime de violences policières lors de l’acte XIX des gilets jaunes à Nice.

 

Samedi 23 mars, Geneviève Legay manifestait à Nice. Simplement armée d’un drapeau « paix », la porte-parole de 73 ans d’Attac 06 est victime d’une charge policière qui la blesse grièvement. C’est en réaction à cette violence que ce mardi, les membres de l’association Attac mais aussi des syndicats ou de simples citoyens sont venus protester contre les violences policières et défendre le droit de manifester. « Attac a demandé à ses comités de participer aux rassemblements, ce que nous avons fait pour apporter notre soutien à Geneviève Legay et protester contre ces violences démesurées » nous explique Claude Vallenet, membre de l’association et organisateur du rassemblement.

Dès 17h, les drapeaux ATTAC commencent à couvrir le parvis de la préfecture. Ces derniers sont bientôt rejoints par des drapeaux de l’UNEF, de SUD ou par des gilets jaunes. Tous commencent à échanger sur ce qui s’est passé samedi. Après quelques minutes, Claude Vellenet entame la lecture du communiqué délivré à la préfète.

Deux volontés convergent : se rassembler en soutien à Geneviève Legay mais aussi condamner les violences policières et défendre le droit de manifester et la liberté d’expression. De nombreuses pancartes invitent aussi Emanuel Macron à trouver la sagesse avant de donner ce conseil aux autres. En effet, ce dernier avait notamment demandé s’il « pouvait attendre une forme de sagesse » de la part de Geneviève Legay  qui s’est rendue à une manifestation non autorisée. La phrase passe mal devant la démesure d’une charge aussi violente face à une simple revendication du droit de manifester.

 

« Ce qui s’est passé à Nice aurait pu se passer ici. Il faut un changement de stratégie. La réponse du gouvernement, la répression, n’est pas la bonne », nous confie Marianne Maximi, conseillère municipale (LFI) qui avait déjà dénoncé les violences policières lors des manifestations de gilets jaunes à Clermont, en février dernier.

Ce rassemblement s’est fait à l’image de nombreuses villes qui ont apporté leur soutien à Geneviève Legay, hier à 17h. Les syndicats et associations sont de plus en plus nombreux à dénoncer une réponse violente de l’Etat à travers des stratégies policières démesurées.

Nos actionnaires, c'est vous.

Aidez-nous à rester gratuit, indépendant et sans pub :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

nos derniers articles
Cet article vous a plu ?

Soutenez le Cactus !

Le journalisme a un coût, et le Cactus dépend de vous pour sa survie. Il suffit d’un clic pour soutenir la presse indépendante de votre région. Tous les dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66% : un don de 50€ ne vous coûte ainsi que 17€.