Première édition du festival « Le gros tonneau »

Ce week-end, à Artonne, dans le Puy-de-Dôme, le festival "le gros tonneau" mettra à l'honneur têtes d'affiche, comme Lofofora et groupes locaux, dans une ambiance punk et rock. Simon, l'un des organisateurs, nous explique la genèse du projet.

« Faut être clair, l’idée est venue pendant le Covid, on s’ennuyait tellement qu’on avait besoin de créer des projets. » Simon se marre. Car tout ça n’aurait pu être qu’une vaste blague, entre potes, adeptes de rock.

« On s’ennuyait pendant le confinement »

« Mes potes et moi, on fait tous partie de groupes, et on a déjà pas mal d’expériences dans l’organisation d’événements. Mais, là, on a voulu lutter contre la désertification culturelle, en implantant un festival en milieu rural, un lieu qu’on connaît bien. Certains y vivent, d’autres y ont vécu. Et c’est important que dans nos villages, il se passe aussi des choses. »

Alors, ni une ni deux, le confinement fini, voilà les quelques potes aller voir le nouveau maire d’Artonne, village des Combrailles. « Il est jeune, et nous a suivis dans notre délire. Il nous met à disposition le stade, et vient avec nous quand on a des rendez-vous. C’est vraiment chouette. Bon en même temps, plus jeune, je faisais du rugby avec lui, ça crée des liens. » S’amuse Simon.

Lutter contre la désertification culturelle

Simon et ses quelques amis musiciens font le reste. Appeler des tourneurs, repérer des groupes, mettre en place le festival. « Et on se retrouve avec une programmation qui a de la gueule. On a même essayé d’être paritaire, en choisissant des groupes où les nanas chantent. Car il faut bien l’avouer l’univers rock est un peu trop masculin quand même. »

Limiter l’impact environnemental

Car derrière le festival, de nombreuses valeurs sont mises à l’honneur. Environnementales d’abord. « On propose une truffade, des sandwiches, et tous les produits sont locaux, du pain aux pommes de terre. On veut réduire notre impact environnemental. On propose aussi de récupérer gratuitement les gens aux gares les plus proches. Et nous avons un mécène « Cirque durable » qui va réaliser un audit sur notre gestion des déchets.« 

Accessible à tous

L’équipe s’est agrandie et réunit désormais une soixantaine de bénévoles. « On parie gros quand même, car on a engendré des frais, on a loué un chapiteau au cas où il pleut. Il faut au moins que l’on reçoive 500 personnes. On a déjà 150 réservations en ligne, on a bon espoir. » L’équipe veut que le festival soit accessible à tous. « Du coup, on fait des tarifs raisonnables. 12,50 euros en prévente, moins de 2,50 euros la bière, un espace camping gratuit. Les entrées sont offertes aux moins de 16 ans et aux plus de 60 ans. »

Pour les organisateurs, cette première édition n’est que le début d’une grande histoire. Simon se marre, une nouvelle fois. « Ah oui, là, on fait sur une journée, mais dans quelques années, notre festival sera incontournable et durera bien plus longtemps. »

Le début d’une grande histoire

Le festival a un nom à retenir donc. « Le Gros tonneau, c’est une référence au fait qu’Artonne est un ancien village vigneron, et au-dessus du stade, avant, il y avait un gros tonneau. On n’a pas été chercher loin. Finalement, c’est un nom qui va bien. »

Parce qu’en fait, les rêves des compères sont grands. « Tous les ans, à ce week-end du premier mai, on partait en Belgique, au Groez Rock. Mais, le festival n’existe depuis 4/5 ans. Alors, on s’est demandé ce qu’on pouvait bien faire sur ces week-ends là, hormis la manif, bien sûr. Et puis, maintenant, il y aura le festival d’Artonne. »

Pour réserver votre billet et avoir tous les renseignements, vous pouvez vous rendre sur le site internet https://legrostonneau-festival.fr

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