« Vous n’avez jamais exposé, mais vous aimeriez ! Vous êtes un artiste confirmé ? Venez exposer, accrocher, montrer, étaler, présenter, faire connaître, offrir aux regards vos œuvres, vos productions, vos travaux artistiques. Le Hall de la Petite Rue vous accueille gratuitement. » C’est ainsi que Le Hall de la Petite Rue s’adresse aux artistes sur ses réseaux sociaux. Pas vraiment une association, Le Hall est plutôt un collectif. Quatre membres en gèrent l’organisation, Michel, Hélène, Monique et Jean-Michel.
Pour tous et sur tous les thèmes
Le petit groupe organise des expositions depuis de nombreuses années mais c’est en 2011 qu’il se fédère autour du projet du Hall de La Petite Rue. Toutes les expos sont collectives et chacun peut demander à être exposé. Une initiative bienvenue lorsque l’on connaît les difficultés rencontrées par les jeunes artistes pour être visibles. « On s’adresse à tous les artistes qui veulent exposer. », explique Hélène.
« Nous choisissons un thème, on soumet l’idée à notre fichier d’artistes et ces derniers postulent s’ils se sentent inspirés où s’ils ont une œuvre qui correspond au thème. », précise cette dernière. Les différentes expositions s’étalent en général sur un mois.
Enfin le retour
C’est après des années Covid compliquées pour l’art que Le Hall de La Petite Rue rouvre ses portes. Pour cette nouvelle exposition, ce sont deux thèmes qui ont été choisis : La séparation et La couleur de notre époque. Si le lieu n’est pas grand, les œuvres en remplissent l’espace et attirent l’œil quelle que soit la direction qu’il prend.
C’est le mardi 24 mai qu’avait lieu le vernissage. Au total, une quinzaine d’œuvres pour s’emparer de ces deux questions. « Il y a toutes les techniques, huile, peinture, gravure, photo, collage… », indique Hélène.
La séparation et La couleur de notre époque
Parmi les artistes, Casimir Trento, Thorel, Elise Thuel, Perrine Daucher, Michel Daucher, Paul Horace ou encore iris Maryse Stoecklin. Des jeunes, des moins jeunes, expérimentés ou dans leurs premières années. Les œuvres se répondent aussi singulières qu’elles soient.




Clair Obscur d’Aneth, un collage sur carton, superpose les individus comme un patchwork de destinées dont le futur se dessine entre ombre et lumière. La Majestueuse Amazonie d’Iris Maryse Stoecklin est en feu. On comprend facilement le message. Des artistes et visiteurs se plantent devant la toile. « C’est fou, l’argent au détriment des vies humaines. », peut-on entendre.


Josée Tourrette a déjà exposé plusieurs fois au Hall de la Petite Rue. L’artiste nous présente son tableau L’envol. « L’oiseau part mais laisse des traces, des messages dans l’océan. Je pense qu’une séparation n’est jamais définitive. ».

On s’arrête enfin devant l’œuvre de Damien Renaud. « Votre vie n’a jamais été aussi bien remplie. ». Triste constat : son acrylique correspond à la séparation et à la couleur de notre époque…

Hélène du Hall de la Petite Rue conclue : « Nous avons des projets, on est en pleine réflexion pour les expositions à venir. ».
1 réflexion sur “Sous Le Hall de la Petite Rue : La couleur de notre époque”
Bonjour Antoine,
toute l’équipe du Hall de la Petite Rue vous remercie
A bientôt – A notre prochaine manifestation !
Bien cordialement
l’équipe du Hall