Les Trans’urbaines reviennent pour vous mettre la fièvre

Frappées elles aussi par la crise sanitaire, les Trans’urbaines ont dû s’adapter l’an passé. Mais bien décidé à faire vibrer les participants, le festival revient pour sa 24ème édition du 30 octobre au 10 novembre.

C’est le rendez-vous incontournable du hip-hop et de l’art urbain depuis presque 25 ans. Les Trans’urbaines, organisées par l’association Préludante qui a pour mission de favoriser l’accès à la pratique artistique et au spectacle vivant reviennent à partir du 30 octobre. 

Incontournable

« C’est arrivé un peu par hasard, en 1997. J’étais directrice de l’école municipale de danse. J’ai rencontré un groupe de jeunes filles qui apprenaient le hip-hop de façon autodidacte. J’ai proposé un projet à la ville avec des ateliers pour tous les quartiers et un petit festival.», explique Josyane Bardot, présidente du festival et de l’association. 

Depuis, ça ne s’est plus arrêté. Au contraire, le festival s’est développé d’année en année. Un destin logique pour l’univers riche et en constante évolution que représente le hip-hop. Au fil des ans, la programmation du festival s’est enrichie avec le graffiti, le beatmaking ou le beatboxing pour une ouverture plus large sur les disciplines de ce mouvement. 

Classiques, reports et nouveautés

Les réjouissances commenceront ce week-end, le 30 octobre. Pour s’échauffer, plusieurs rendez-vous ont eu lieu comme des causeries au Grin et des initiations au graff et à la danse dans les Crous de la ville. Teaser grandeur nature, une Street Party lancera les festivités le 30 octobre. Durant plus de deux heures, les artistes locaux investiront le Square Conchon Quinette pour des performances, DJ Set et initiations.

La danse hip-hop possède de nombreuses facettes et le festival compte bien le démontrer. La programmation a misé sur le graff, le beat box. Le public aura l’occasion de rencontrer des beatmakers et chorégraphes à plusieurs endroits comme le Grin, Lieu’topie ou les Crous, tous partenaires du festival. Entre autres évènements : un spectacle pour le très jeune public, le film RIZE sera projeté et une grande Battle mettra les meilleurs crews et des danseurs en concurrence. 

« Ça fait beaucoup de bien de revenir. On a préparé cette édition avec beaucoup de plaisir pour partager avec le maximum de personnes. Même si c’est une édition particulière avec les reports de l’an passé », confie Josyane Bardot. Le plaisir, on le sent déjà monter à la vue de toutes les compagnies annoncées. Pour la première fois, Les Trans’urbaines, Karavel et Kalypso collaborent pour une proposition commune aux trois festivals : la programmation des jeunes compagnies en devenir. Entre autres, Relevant, Grichka Caruge – Cie Art-Track, Oups Dance Company et Supreme Legacy, la compagnie clermontoise dont le danseur Bboy Lucky a été couronné champion de France de break-dance cet été. 

Le hip-hop concret

Si les éditions se sont enchainées depuis 1997, pour la présidente, l’esprit est toujours resté le même. « On a vraiment envie de faire comprendre le mouvement hip-hop à travers la pratique. C’est encore méconnu pour une frange de la population. On apporte du concret pour avoir une approche sensible de la discipline ». 

Cette approche, on la retrouvera surement dans le spectacle Danser Casa. Deux artistes sont de retour, Kader Attou et Mourad Merzouki, chorégraphes des compagnies Accrorap et Kafïg et directeurs de Centres chorégraphiques Nationaux. Vingt ans qu’ils n’avaient pas collaboré. Ils se sont retrouvés à Casablanca pour donner le tempo à huit danseurs marocains. Leur création internationale commune raconteles conditions humaines de part et d’autre de la méditerranée sur des chorégraphies haletantes. La représentation aura lieu à la Maison de la Culture le 04 novembre à 20h30.

Danser Casa.
Michel Cavalca

Les évènements du festival s’enchaineront pendant dix jours aux quatre coins de la métropole, à l’Espace Mandela, aux Volcans et dans les différentes médiathèques. Un peu comme un renouveau après une année 2020 particulière, les Trans’urbaines attendent le plus de monde possible pour partager les valeurs du hip-hop et de l’art urbain. La programmation complète est à retrouver sur le site internet du festival https://www.transurbaines.com

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