Université en Danger : les mobilisations s’accentuent !

Ce jeudi 27 mars à midi, quelques syndicats se sont une nouvelle fois réunis devant la présidence de l'université. Ils s’indignent face aux peu de réactions face à leur situation qui se détériore.

Devant la présidence de l’UCA, une banderole « Universités en
danger », accrochée dès le début du mouvement annonce la couleur. Ce jeudi midi, une quarantaine de manifestants sont présents.
Dans les petits groupes, flottent les drapeaux de l’Union étudiante, la CGT Ferc, Force
ouvrière et Solidaires.
« La situation de l’université n’est pas assez médiatisée ! » lance Émilie Jagut, membre de la
CGT Ferc « Et puis quand La Montagne vient, ils préfèrent parler au président plutôt que
d’écouter ce qu’on a à dire nous!” Cette coupe budgétaire d’1 milliard affecte tout le monde,
mais surtout les plus démunis, qui risquent de perdre leur emploi. « Ça crée un
environnement hyper malsain, car seulement 1 tiers des CDD seront renouvelés. » Décrit
Émilie, professeure d’anglais. « Alors la plupart acceptent sans broncher tous les ordres des supérieurs, parfois très
cruels.”


Quel avenir pour les universités ? Quel avenir pour la jeunesse ?


Parmi les pancartes disposées contre le grillage, on peut lire sur l’une d’entre elles « 9% d’enfants
d’ouvriers à la Fac, Macron vise 0″. Une des conséquences des coupes budgétaires serait
l’augmentation des frais d’inscription de 1000€ à 2000€. Cela indigne un manifestant,
membre du FSE « Sans jamais le dire franchement, Macron vise un modèle à la britannique
où à l’américaine. On n’y est pas encore, mais c’est toutes ces petites étapes qui vont nous
y amener. » Modèle qui va, bien sûr, grandement défavoriser les classes les plus populaires.
Un ancien professeur de lettres, membre de Force ouvrière, rejoint cette idée. Avec un ton
sarcastique, il lance « L’État est pauvre et misérable quand il s’agit de l’université ! Mais il est
très riche pour l’économie de guerre ! C’est quand même paradoxal non ? »
Après un court instant, il ajoute, les sourcils froncés : « L’université
permet d’ élever nos jeunes, la guerre ne permet que de les détruire. » conclut le professeur de
lettres.

Avec Eloïse Magnier

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