L’annonce a été un électrochoc pour les parents, élus et enseignants. 2 postes pourraient être supprimés dans l’ensemble scolaire d’Aigueperse, petite commune au bord de la Limagne dans le Puy-de-Dôme. Une classe en maternelle et une classe en primaire. « L’école maternelle accueillera à la rentrée prochaine 53 élèves sur 3 niveaux, donc on s’y attendait un peu… »Déplore Madame Rolland Grenier, adjointe aux affaires scolaires. Alors que celle-ci s’ajoute à une fermeture déjà réalisée il y a 2 ans, la commune de moins de 2700 habitants doit en plus faire face désormais à la fermeture d’une classe en école primaire. « Et celle-ci, on ne la comprend vraiment pas. »
L’école primaire devrait accueillir 134 élèves à la rentrée prochaine, soit 11 de moins que l’année précédente. « Cela ne représente pas une classe entière… » Explique l’élue. Surtout que cette école a deux spécificités importantes : « Parmi les élèves, certains viennent du CADA (Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile) de Bussières-et-Pruns. Ce sont des enfants qui ont des besoins particuliers. S’ajoutent aussi des élèves en parcours Ulis (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) avec un enseignement adapté. » Réduire le nombre de classe reviendrait donc à contraindre les enseignants dans le suivi scolaire de l’ensemble des élèves.

Cette fermeture de poste touchera l’un des enseignant vacataires actuellement. « Ce sont des jeunes professionnelles que l’on dégoûte du métier et qui se demandent si elles vont continuer dans cette voie. »
Ainsi, parents et élus ont décidé de s’engager contre cette fermeture qui n’est pas encore complètement actée. « Qui ne tente rien n’a rien » soupire l’adjointe aux affaires scolaires qui déplore « que l’éducation soit désormais soumise à de la rentabilité… » En effet, le nom de l’école est inscrite sur la liste mais un repêchage est encore possible. « Nous avons donc décidé de faire un rassemblement ce lundi à 16H30 devant l’école. Il faut être nombreux! »
Si la fermeture venait à être validée, les enfants seraient entre 23 et 24 par classe, dont les enfants en Ulis et les jeunes du CADA. « De plus, nous avons réalisé un suivi de l’école, on estime à 75 % le nombre d’élèves en CM2 en fragilité financière, familiale, et éducative. »
En tout, dans l’académie de Clermont-Ferrand, une centaine de postes pourraient être supprimés dans le premier et second degrés, à la rentrée prochaine.
