« Libérons nos facs » : Les Luttes Collectives s’engage contre le harcèlement sexuel

Ce lundi 29 avril, le mouvement syndical universitaire « Le collectif » a appelé, via son pôle féministe Les Luttes Collectives, à la vigilance quant aux problèmes de harcèlement sexuel à l’université. Alors qu’un professeur de droit, enseignant à Paris-Assas mais aussi à Clermont-Ferrand est accusé de « comportements inappropriés » par plus d’une soixantaine d’étudiantes, Les Luttes Collectives a tenu à réagir. Hier soir, Médiacoop a assisté à la conférence de presse.

 

La semaine dernière, Les Luttes Collectives, tout jeune pôle féministe du Collectif a publié un communiqué demandant la suspension à titre provisoire d’un professeur de la fac de droit, soupçonné de harcèlement sur des étudiantes.  Le 26 mars dernier, le chargé de TD avait été renvoyé de l’université Panthéon-Assas après soixante-neuf témoignages à son égard. Mais le jeune professeur enseignait aussi à l’UCA où il a notamment obtenu sa licence de droit. Aucune plainte n’a été déposée pour le moment.

Dès la prise de connaissance des faits, Les Luttes Collectives a souhaité rencontrer les responsables de l’UCA et de la fac de droit ainsi que toutes les autorités compétentes pour demander l’ouverture d’une enquête administrative. Hier soir, Taran Coutarel (représentant de l’association à l’ESPE) et Juliette Pech (responsable des Luttes Collectives) ont détaillé l’avancement de l’affaire devant la presse tout en présentant le rôle et la mission de leur mouvement. À ce jour donc, le chargé de TD a été suspendu provisoirement et l’administration a précisé que son contrat ne serait pas reconduit. Les deux étudiants saluent la collaboration et la réaction rapide de l’administration et de ses dirigeants.

Si une enquête est en cours, cette affaire sert aussi à rappeler qu’il est nécessaire de rester vigilants face à ce thème. Nous apprenons notamment que des soupçons toucheraient d’autres professeurs de l’UCA visés par des témoignages du même genre ce qui rappelle que le harcèlement sexuel n’épargne pas l’enseignement supérieur. Lors de la conférence de presse, Juliette Pech explique que le rôle des Luttes Collectives est « d’amener le féminisme à l’université ». Comme le précisent les deux étudiants, la structure souhaite encourager à témoigner sur ce sujet face à un manque de sensibilisation chronique.

À travers leur appel à la vigilance et cette conférence devant la presse, Les Luttes Collectives souhaite montrer son engagement face au harcèlement sexuel à l’université et ouvrir la discussion devant un phénomène qui existe bel et bien dans nos universités. Les deux étudiants concluent en rappelant la totale disponibilité de leur structure à ceux qui voudraient témoigner, dénoncer ou seulement s’informer et indiquent l’existence d’une cellule d’écoute et d’accompagnement sur le harcèlement sexuel créée l’an dernier à l’UCA.

Enfin, Les Luttes Collectives a lancé le hashtag #LibéronsNosFacs à retrouver sur Facebook, Instagram et Twitter pour permettre à tous de témoigner.

 

Tract à retrouver sur la page Facebook des Luttes Collectives :https://www.facebook.com/LesLuttesCo/?epa=SEARCH_BOX

https://www.facebook.com/LeCollectif63/

#LibéronsNosFacs sur Twitter et Instagram

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