Mon arrivée fracassante à Médiacoop

Bonjour cher.e lecteur. trice, je suis Éloïse Magnier, étudiante en journalisme à Vichy. Pour les 8 prochaines semaines, j’ai le plaisir d’intégrer la rédaction de Mediacoop, en tant que stagiaire. Comme ont pu faire mes confrères-consœurs avant moi, je vous écris ces quelques lignes pour me présenter.

Je suis née et j’ai toujours vécu à Clermont-Ferrand. A l’origine, le journalisme n’était pas mon projet professionnel. J’étais élève au lycée Lafayette à Clermont-Ferrand, et je souhaitais devenir développeuse web. 

Une orientation initiale qui n’a choqué personne quand j’étais petite. J’étais et je suis toujours ce qu’on pourrait appeler une geek. J’aime jouer aux jeux-vidéo, j’aimais comprendre comment un ordinateur fonctionnait. Au-delà de ça, et toujours dans les clichés, je pourrais aussi être caractérisée de “weeb”, j’aime les mangas, les animés, et la k-pop.

J’étais effectivement destinée à travailler dans l’informatique, et j’avais déjà, très jeune, appris à coder dans plusieurs langages informatiques.

Mais c’est à 16 ans que ma vie prend un tout autre tournant.

Transition

Mes envies avaient changé, j’aime maintenant le cinéma, la lecture, j’aime inventer des histoires ; je ne me sentais plus à ma place dans un lycée scientifique. C’est pourquoi j’ai fait le choix de redoubler ma première pour transitionner en filière générale avec des spécialités littéraires. J’ai choisi d’aller au lycée Ambroise Brugière, pour suivre en même temps le parcours cinéma que le lycée propose.

Là-bas, j’ai pu rencontrer des personnes qui partageaient mes passions, mais surtout de tout horizon, et de toutes origines sociales.

Mais cette transition n’était pas la plus importante. C’est aussi à mes 16 ans que j’ai pris conscience de ma transidentité. Si l’annonce de mon changement d’orientation était bien passée auprès de ma famille, on ne peut pas en dire autant de mon coming out.

Moi avec un autre membre du parcours cinéma du lycée Ambroise Brugière, au festival du court-métrage

J’ai vécu ce coming out comme un coup de tonnerre dans ma vie. Si je n’avais jamais eu de problèmes auparavant, c’est à ce moment-là que je me suis rendu compte de ce qu’était le monde qui m’entourait, et de ce qu’il devenait. J’ai aussi compris que l’extrême droite progresse dangereusement en France, et est aujourd’hui en train de gangrener ma propre famille.

Le journalisme, un métier en crise

C’est pourquoi aujourd’hui, je fais des études en journalisme, pour lutter contre la progression de cette idéologie qui empoisonne notre pays. Après tout, pourquoi faire du cinéma quand je peux être journaliste. L’histoire de notre monde est déjà assez incroyable pour être racontée. Face à une politique qui se droitise dans toute l’Europe, le quatrième pouvoir est essentiel.

Moi en plein exercice de journal télévisé, à l’école de journalisme

Mais la tâche est loin d’être facile. Vous le savez sans doute autant que moi, le métier de journaliste est aujourd’hui en crise. L’écrasante majorité des médias, même ceux qu’on a tendance à classer “à gauche” sont sous les mains de quelques milliardaires.

J’aimerais vous dire que les écoles de journalisme sont pleines de jeunes journalistes engagés contre cette tendance, mais ce n’est pas le cas.

Pendant ma scolarité à Vichy, j’ai vu du racisme, du sexisme, j’ai vécu de l’homophobie et de la transphobie.

Ces expériences n’ont fait que renforcer mes convictions et confirmer mon combat.

C’est pourquoi aujourd’hui je me retrouve à Mediacoop, un média complètement libre et indépendant. Je suis très heureuse de rejoindre, le temps de deux mois, des journalistes dont j’admire le travail.

J’espère sincèrement que mon travail vous plaira. Je mettrai mon cœur à l’ouvrage, pour lutter pour un journalisme de qualité. Tout cela avec vous, cela va sans dire.

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1 réflexion sur “Mon arrivée fracassante à Médiacoop”

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