2 octobre : nouveau jour de grève déposé par l’intersyndicale

Après la réussite du 18 septembre qui a rassemblé plus de 8000 personnes à Clermont-Ferrand, les syndicats appellent à une nouvelle journée de mobilisation.

CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, Solidaires sont réunis ce mardi matin à la maison du peuple pour annoncer la journée du 2 octobre. Absents ce matin, mais signataires, La CFTC, l’UNSA, FSU et L’union Etudiante font aussi partie de l’intersyndicale qui appelle à cette nouvelle mobilisation.

« Nous sommes dans la continuité du 18 septembre » Explique le représentant CGT, Ghislain Dugourd. « Nos syndicats ont eu une réunion de 2H30 avec le nouveau premier ministre qui n’a rien donné. »

« Pire » reprend une représentant FO: « Il n’est pas complètement resté silencieux puisqu’il a dit qu’il ne remettait pas en cause la réforme des retraites, et que la taxe Zucman ne correspondait pas à sa vision des choses »

Les syndicats n’ont donc pas d’illusion sur ce gouvernement. « Que ce soit 44, 35 ou 22 milliards, on ne veut pas d’austérité contre les travailleurs. » Rajoute FO.

Du côté de Solidaires, Nicolas Dumoulin « déplore la stigmatisation faite sur les travailleurs, chômeurs, jeunes. On touche à nos droits sociaux jusqu’aux arrêts maladie »

10 heures place des Carmes

La manifestation démarrera donc à 10 heures place des Carmes à Clermont-Ferrand. « Mais il ne faut pas oublier que les jours de grèves, on ne comptabilise pas seulement les manifestants dans la rue. » Explique Ghislain. « La T2C, c’était 55 % de grévistes par exemple. 30 % dans les organismes sociaux… »

Quant à la suite, FO aimerait une grève reconductible afin de bloquer le pays. « Mieux que des journées saute-mouton. » Pour Solidaires, même constat, « mais il faut que cela vienne de la base, et que chacun puisse s’organiser sur son lieu de travail. »

Bloquer le pays

Certains secteurs comme les électriciens et gaziers sont dans cette démarche, depuis plusieurs semaines.

Même si certains syndicats ne se sont pas inscrits dans le mouvement « Bloquons tout », chacun le reconnaît : « Ce mouvement populaire montre qu’il existe une réelle colère. »

Du côté de la CFE-CGC, « On n’a pas l’habitude d’appeler à la grève, mais notre syndicat rejoint le cortège car l’argent public ne peut pas continuer à financer les licenciements et il faut arrêter de taxer les salariés. »

La CFDT assure qu’elle « ira jusqu’au bout. Lecornu est une faute politique. On espère vraiment que le 2 octobre sera massif. »

Des revendications claires

Ainsi, l’ensemble des syndicats exige l’abandon du projet de « budget d’austérité et notamment le doublement des franchises médicales et de l’année blanche. » Mais aussi, « L’abandon de la suppression des 3000 postes de fonctionnaires, la réforme des retraites, ou encore le 1er mai. »

Les syndicats demandent la justice fiscale avec la taxation des gros patrimoines, mais aussi que les 211 milliards d’aides publiques aux entreprises ne soient versées que sous certaines conditions, des moyens pour les services publics, des réinvestissements dans la transition écologique, la réindustrialisation de la France ou encore des mesures contre les licenciements.

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