Tags racistes : tous unis contre la haine !

À Clermont-Ferrand, la majorité des citoyens s’accorde à dire que le racisme et les discriminations n’ont pas leur place. Pourtant, quelques hors la loi continuent de salir les murs de nos villes. On se souvient de sombres épisodes comme celui du bastion social. Depuis quelques mois, l’amer mélodie du fascisme et du racisme revient.

L’infamie au quotidien

Parfois, un de ces tags reste toute une semaine avant de disparaître. On peut le parcourir des yeux avec horreur tous les jours. Sur le chemin de l’école ou du retour jusqu’à chez soi. Les premiers sont apparus au mois de septembre, d’abord au niveau des facs, sur le campus Gergovia. Très vite, les inscriptions racistes se sont multipliées. Si certaines idéologies font leur chemin dans les universités ou classes prépa, les graffitis ont vite dépassé les campus pour venir s’afficher sur les axes routiers et hors des facs de sciences sociales. Hier matin, un tag répugnant était découvert sur les murs de Polytech aux Cézeaux.

Plusieurs militants de différents partis expliquent que les collages pour leur candidat deviennent difficiles « Au bout de 2 heures, nos affiches sont déchirées ou recouvertes d’un Z ». Un banc rouge érigé au Jardin Lecoq en l’honneur des victimes de féminicides a été vandalisé. « Là, c’est trop », gronde Magali Gallais, Adjointe au maire de Clermont-Ferrand en charge de l’Égalité des droits et des luttes contre les discriminations. Présente lors d’une émission sur le sujet donnée par Radio Campus, cette dernière dénonçait déjà ces actes il y a deux semaines.

Rassemblement spontané

Hier soir à 19h, un rassemblement avait lieu place des Ramacles à Aubière. La cellule locale du PCF, des associations et des citoyens étaient à l’origine de cette action spontanée. « Ça s’est décidé lorsqu’on a entendu parler du tag ce matin », explique une participante. Au total, une quarantaine de personnes. « Il faut réagir et ne surtout pas laisser de mots comme ça sur les murs », dénonce Sébastien Maurer de la cellule locale Clovis Chirin.

« Le racisme n’est pas une opinion »

Ce soir du 8 février, nous sommes 60 ans exactement après l’affaire du « Métro Charonne » où la répression décidée par le préfet Papon conduisait à de nombreuses blessures et plusieurs morts parmi les militants contre la guerre d’Algérie. Une symbolique importante pour toutes les personnes présentes. Pour Samir et Samira notamment, président et vice-présidente du collectif citoyen Nous Aussi, crée en mai 2020. « Nous allons manifester dès qu’il y aura un acte raciste. Surtout, on veut rassembler car ça concerne tout le monde ».

Ces derniers prennent la parole face à la petite assemblée : « On est en train de massacrer les valeurs de la République », lâche Samir. D’autres enchainent comme Magali Gallet et Gaëlle Caillot, militante du collectif Nous Toutes. « Zemmour a été condamné pour propos racistes et incitation à la haine. Il ne devrait même pas avoir le droit de se présenter », poursuit cette dernière. « Nous sommes rassemblés car il faut dénoncer ces tags nauséabonds qui pullulent » indiquent des membres de l’opposition de la mairie d’Aubière.

Si les auteurs des tags ne peuvent être identifiés précisément, les participants au rassemblement n’ont que peu de doutes sur les militants qui sèment des Z sur les affiches et leur haine sur les murs. Le 19 février, le collectif Nous Aussi devrait organiser un rassemblement antiracisme place de Jaude.

Nos actionnaires, c'est vous.

Aidez-nous à rester gratuit, indépendant et sans pub :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

nos derniers articles
Cet article vous a plu ?

Soutenez le Cactus !

Le journalisme a un coût, et le Cactus dépend de vous pour sa survie. Il suffit d’un clic pour soutenir la presse indépendante de votre région. Tous les dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66% : un don de 50€ ne vous coûte ainsi que 17€.