« Ils nous donnent des patrons pour coudre nos propres masques » le cri d’alarme d’une infirmière

C’est la voix d’une infirmière qui nous interpelle par téléphone. Elle veut témoigner…Plus de masque, pas de protection, et les circulaires divergent.

«  Ce matin, on a reçu cette note, nous annonçant qu’il n’y aurait ps suffisamment de masques pour tout le monde, ni pour les soignants, ni pour les malades.  »

D’un côté, on nous demande de ne pas sortir, d’être vigilants, de l’autre, dans le cadre de notre travail, on nous fait prendre des risques incroyables pour soi et les autres.

Si pour certains, l’heure n’est pas à la dénonciation, d’autres pensent que la solidarité et la colère ne sont pas indissociables.

«  Il faut continuer à dénoncer les pertes dans le milieu hospitalier.  »

En 2017, alors que F. Hollande est au pouvoir, avec comme ministre de l’économie Emmanuel Macron, 22 mille lits sont supprimés sur tout le territoire frnaçais.

Aujourd’hui, les soignants en lien avec nous, travaillant au CHU de Clermont-Ferrand, nous racontent que si pour le moment tout est à peu près encore calme, ils manquent déjà de moyens. «  On ne pourra pas faire face à l’ouragan qui se prépare, selon nos confrères de Mulhouse.  »

En effet, nous avons pu avoir un échange entre deux médecins, dont l’un est à Mulhouse et qui envoie des messages alarmistes sur ce qu’ils vivent actuellement en Alsace. «  Catastrophe annoncée, accrochez vous, il n’y a plus de respi, plein de jeunes intubés, barricadez-vous, c’est le seul truc à faire ( …) Ca va être un désastre. Dernière prévision de la cellule de crise de 200 à 300 000 morts.. On est au courant de tout nous vu qu’on est l’épicentre. le gouvernement a trop tardé à prendre les mesures malheureusement… »

A Clermont-Ferrand, une infirmière nous confie : «  Des collègues du bloc ont reçu des conseils, des patrons pour fabriquer eux-mêmes leur masques en tissu, comme ailleurs en France. Nous en sommes à demander à nos réseaux s’ils peuvent nous aider à coudre des masques… »

À lire également

5 réflexions sur “« Ils nous donnent des patrons pour coudre nos propres masques » le cri d’alarme d’une infirmière”

  1. bonjour vous êtes un média en qui j’ai confiance. Depuis hier je cherche comment proposer a qui en a besoin de coudre des masques en tissu (ne sachant pas si c’est complètement inutile ou toujours mieux que rien). Je peux mobiliser d’autres personnes pour en faire. ça ne sera pas une production industrielle mais ça serait toujours ça. Pouvez vous me dire à qui m’adresser pour savoir si je me lance ou pas , merci d’avance pour votre aide Marielle

    1. Bonjour,
      Je me pose la même question, j’ai le matériel pour, je peux en faire dès aujourd’hui mais je ne sais pas à qui m’adresser, comment faire pour les donner? Et y a-t-il un réel besoin ou ces masques sont-ils inefficaces?

    2. Véronique Jean

      on pourrait peut être coudre avec le tissus un plastique style sac congélateur sur la partie extérieur du masque. celle ci pourrait être désinfecter

      1. Virginie Garoute

        les hôpitaux limitent les masques!!!! et on se retrouve en ligne de mir sans protection C est le le seul moyen de la propagation par les soignants. Il faut se solliciter à fabriquer des masques les personnes qui vont faire les courses aussi tout le monde doit se proteger

        Ne rien mettre c est le risque Alors faite comme moi fabriquez les et vous vous sentirez plus rassurés

  2. Collet Dominique

    Je désire me mettre à disposition pour coudre des masques en tissu (ne sachant pas si c’est complètement inutile ou toujours mieux que rien). Ça ne sera pas une production industrielle, mais si je peux être utile, j’en serais très heureuse.

    Toutefois, je n’ai pas de matériel. Uniquement, machine à coudre, expérience en couture et motivation. Pouvez-vous me dire à qui m’adresser . D’avance merci.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

retrouvez-nous sur :

À propos de cet article

Publié le 17 mars 2020
Écrit par Eloise LEBOURG
Éloïse Lebourg est journaliste. Après une école de journalisme reconnue par l’Etat et la profession, elle apprendra sur le terrain à déconstruire tout ce qu’on lui a appris. Après des détours par Charlie, France Inter, RTL ou RFI, elle se positionnera dès 2006 sur les radios associatives dans lesquelles elle œuvrera comme journaliste puis directrice d’antenne, jusqu’en 2014. Pigiste pour reporterre, Hexagones ou Politis, elle reviendra à ses premiers amours : l’enquête au long cours. Dès 2010, elle crée les Rencontres Nationales des Medias Libres et du Journalisme de Résistance qui se déroulent depuis, chaque année à Meymac en Corrèze, chaque dernier week-end du mois de mai. En 2015, elle crée avec Matthias Simonet, Mediacoop dont elle est la gérante-associée.

Nos derniers articles

L'agenda du cactus

Pas d'événement actuellement programmé.

Partager l'article

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur email
Email
Cet article vous a plu ?

Soutenez le Cactus !

Le journalisme a un coût, et le Cactus dépend de vous pour sa survie. Il suffit d’un clic pour soutenir la presse indépendante de votre région. Tous les dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66% : un don de 50€ ne vous coûte ainsi que 17€.