Festival Alimenterre : l’avenir se joue dans nos assiettes

Depuis le 15 octobre et jusqu’au 30 novembre, le festival Alimenterre se déploie partout dans le monde et sur notre territoire. Objectif : sensibiliser le public aux enjeux agricoles et alimentaires. À l’échelle locale, c’est l’association ANIS étoilé qui chapote ce temps fort.

Alimenterre est coordonné par le Comité Français pour la Solidarité Internationale qui lutte pour le droit à l’alimentation et contre les inégalités. Chaque année, pendant plus d’un mois, le CFSI organise, grâce à des partenaires locaux, plusieurs évènements autour de la thématique de l’alimentation. Le but? Donner à comprendre l’interdépendance et les points communs des enjeux alimentaires et agricoles à l’échelle de la planète. Surtout, l’important est de mettre à contribution les citoyens pour que ces derniers s’approprient ces enjeux. « L’idée, c’est d’avoir un lien de solidarité nord-sud. », explique Nathalie, membre de l’association Anis étoilé, à Clermont.

Un évènement incontournable

Le festival Alimenterre a vu le jour en 2007 dans un cinéma parisien. Depuis, il est devenu un évènement international organisé chaque année du 15 octobre au 30 novembre. Si des évènements ont lieu dans toute la France, d’autres se passent aussi sur le continent Africain. Alimenterre est géré par plus de 1 000 organisations : lycées, cinémas, associations, collectivités territoriales, fermes… Mais plus on est de fous plus on rit. Toute organisation qui souhaite informer et sensibiliser les citoyens des enjeux alimentaires locaux et mondiaux peut organiser un ou plusieurs évènements en partenariat avec d’autres structures de son territoire.

65 000 personnes, des milliers d’évènements et 600 communes

Durant plus d’un mois, plus d’un millier d’évènements sont organisés dans 600 communes et une dizaine de pays. Entre autres, des marchés solidaires, des ateliers de cuisine bio, des expos, visites de fermes et rencontre avec des agriculteurs… Plus de 65 000 personnes participent à Alimenterre chaque année.

 C’est la tradition : Alimenterre reçoit toujours des intervenants venus d’ailleurs pour un regard croisé sur l’alimentation dans le monde. Durant le Festival, le CFSI invite trois intervenants d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine engagés dans leur pays.

8 films

L’ADN d’Alimenterre, c’est le documentaire. Chaque année, plusieurs films sont sélectionnés et présentés plusieurs fois, à différents endroits pendant le festival. En 2022, 8 films amènent les citoyens à s’informer et comprendre les enjeux agricoles et alimentaires dans le monde. Des enjeux toujours plus importants… Hier, les médias étaient en boucle : nous sommes désormais 8 milliards d’humains sur terre. «  Et alors ? La planète peut nourrir tout le monde. C’est le commerce international qui empêche ça et les paysans de vivre de leur travail. Certains pensent qu’on va être 10 milliards en 2050 donc qu’il faut rester sur une ligne productiviste et exportatrice. Nous, on essaie plutôt d’avoir une souveraineté alimentaire, que chacun puisse se nourrir sans détruire l’agriculture ailleurs. L’alimentation n’est pas une marchandise comme les autres, c’est comme l’eau, ça devrait être un bien commun. », lance Nathalie.

Alimenterre près de chez vous !

Alimenterre regroupe toutes les échelles, de l’Afrique à Clermont en passant par Paris et tous les petits villages qui le veulent bien. Chacun peut profiter des évènements proposés lors du festival. En Auvergne, c’est l’association ANIS étoilé qui coordonne ce temps fort. Tout au long de l’année, ses membres s’engagent dans l’éducation populaire et la sensibilisation aux enjeux locaux et globaux de l’alimentation.

Comme souvent, le cinéma Le Rio accompagne les évènements solidaires et engagés. Plusieurs projections y auront lieu dont celle du documentaire « Amuka, l’éveil des paysans Congolais » le 29 septembre à 20h. D’autres rendez-vous vous attendent dans la région dont une projection à Thiers le 21 novembre, Courpière le 25 novembre, à Yronde-et-Buron le 26, au Foyer rural d’Orcines le 27, dans les locaux de l’association U guidon dans la tête à Clermont le 29 et à Romagnat le 6 décembre. Toutes les séances sont à retrouver sur le site internet d’Alimenterre.

Vulgariser l’agriculture durable

Mardi 22 novembre, ce sont deux documentaires qui seront diffusés au Rio : Vert de rage à 14h et  Pour quelques bananes de plus à 20h. Ce jour-là, l’Ivoirien Pascal Baridomo, membre de l’Institut Africain de Développement Économique et Social sera présent pour le débat. « L’important, c’est qu’il y ait toujours un débat. Nos actions servent toujours à débattre quelle alimentation pour demain permettra à toutes et tous de se nourrir en quantité et en qualité. ». Les organisateurs invitent le public à venir à partir de 19h45 pour participer à une dégustation de différentes variétés de bananes.

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