mise à jour 21/07/2025 à 20H55
« Le but, c’est de te faire craquer » assure Matthias, sourire au milieu du visage. L’homme s’est bien remis de son passage à l’ADAPEI 63, mais il tient à témoigner lui aussi. « On maltraite les gens en gaspillant l’argent public. »
Matthias, responsable qualité
Matthias est recruté en tant que directeur de la qualité. Il est tenu de réaliser les évaluations sur les établissements. Il s’entend très bien avec son Directeur Général qui l’a recruté.
Ambiance dégradée à l’arrivée de la nouvelle directrice générale
Lors de l’arrivée de la nouvelle Directrice Générale, l’ambiance se dégrade. Matthias fait partie des derniers de l’ancienne équipe. il voit petit à petit, tous ses collègues partir. « Je pense que leur but était de renouveler l’équipe et se débarrasser de tous ceux qui avaient été recrutés par l’ancien directeur. Enfin, nous sommes nombreux à l’avoir perçu comme ça. Et ils l’ont fait coûte que coûte. »
Un directeur qualité est donc mis en place, au-dessus de Matthias. « On s’est entendus moyennement. » Confesse ce dernier..
Convoqué pour une rupture conventionnelle
En mars 2022, Lors d’un match de hand, Matthias se blesse et est obligé de s’arrêter 2 mois. « Je tenais au courant mon responsable de mes arrêts de travail. » Mais alors qu’il est en arrêt, il continue à garder le lien avec un bénévole de l’association avec lequel il est engagé pour des travaux sur un chantier. « Il prenait de mes nouvelles régulièrement. » Son supérieur l’apprend et lui demande de ne plus entrer en contact avec lui.
Le 15 mai, il reprend le travail et son directeur le reçoit pour un entretien de reprise au cours duquel il lui propose une rupture conventionnelle. « Le motif c’est que j’aurais informé le bénévole avant le DRH de mon jour de reprise de travail. » Matthias voit la proposition de rupture et se rend compte qu’elle est en dessous de la somme légale réglementaire. Il prend donc quelques jours pour se renseigner. « Monsieur Sauvanet, DRH de l’époque me proposait 20 mille euros, alors qu’après 19 ans de boîte, je devais obtenir 43000 euros. »
Des indemnités en-dessous de la légalité
Les échanges sont tendus, mais le salarié ne plie pas. Il reçoit alors une lettre de licenciement pour fautes graves. « Ils avaient trouvé 25 griefs contre moi, sans aucun fait étayé ni preuve. »
Le 15 juin, il est donc licencié. Mais il décide de poursuivre aux prud’hommes. « Avec un licenciement pour fautes aussi farfelues, j’étais sûr de gagner. » Lors de la conciliation, l’ADAEPI 63 lui propose 40 mille euros. « Quasi l’équivalent de ma rupture conventionnelle. Mais c’était trop tard ! »
76 mille euros aux prud’hommes.
Au bout de 2 ans de procédure, en septembre 2023, a lieu l’audience. Mais l’ADAPEI demande un renvoi.
Finalement, l’audience se tiendra en juin 2024, et Mathias obtiendra 76 mille euros ! « En plus, ils ont dû rembourser 6 mois d’indemnités à France Travail. »
La procédure aura donc coûté plus de 100 mille euros à l’ADAPEI 63 alors que la rupture conventionnelle de départ n’aurait coûté que 43 mille euros. « Et le pire, c’est qu’on parle d’argent public. »
100 mille euros d’argent public
Matthias se rappelle surtout des témoignages CERFA qu’il a pu lire dans le dossier de la défense de l’ADAPEI 63. » La directrice, madame Viala a fait un CERFA indiquant que je jouais au basket dans mon bureau pendant mes pauses. Ben, en fait je ne fume pas, donc j’avais installé un petit panier de basket pour mes pauses. » Son directeur qualité témoigne sur un cerfa que Mathias n’aurait jamais remis une procédure qualité que son directeur lui demandait depuis des semaines. Pourtant, durant la procédure, Mathias fournit cette procédure qualité datée et signée de la main même de son directeur !
Il dénonce des témoignages écrits par des gens qu’il n’a jamais croisés. « Ils me remplaçaient ou sont passés pendant mon arrêt de travail. »
En 19 ans, Mathias n’a jamais eu aucun reproche factuel ni aucune sanction disciplinaire. « Et en 2 mois d’arrêt maladie, j’étais devenu l’homme à licencier… ».
Des cerfa de personnes jamais croisées
Aujourd’hui, le jeune homme a refait sa vie, mais il a lu nos articles et n’a pas hésité à appeler et à témoigner à visage découvert. « Viala se nourrit du conflit. Elle ne vit que là-dedans. Mais il ne faut pas la surestimer. Son ego lui fait aller trop loin. »
Que font les financeurs ?
Matthias regrette que les financeurs ne bougent pas. « On laisse donc des gens poursuivent aux prud’hommes avec les deniers publics. Car moi ça leur a coûté 100 mille euros mais des départs à ce prix-là, je peux t’en citer au moins 10. Il faut mettre en place une administration provisoire. On ne peut pas laisser cette femme diriger une association de parents. Même les administrateurs se font piéger par elle. Comment peut-on expliquer qu’avant son arrivée, avec l’ancien DG parti à la retraite, jamais, on n’a eu ce genre de problèmes ? »
Les financeurs ont pourtant dernièrement été interpellés par les parents et les salariés.
Olivier, directeur adjoint d’ESAT
Olivier aussi a des choses à dire. Avant d’arriver à l’ADAPEI 63, il a travaillé dans d’autres régions. « J’ai travaillé dans d’autres ADAPEI, où tout était bien mieux structuré. » En 2007, embauché comme directeur adjoint, on lui demande de redresser économiquement la structure de Thiers. « Tout en développant les activités commerciales, J’ai poursuivi la mise en place des projets personnalisés. » Olivier y bosse bien. « Ici, on a aussi un déficit de formation, en particulier pour les moniteurs d’atelier. Ayant été formé à Toulouse, j’ai pu en mesurer l’écart. Et surtout, l’ADAPEI fonctionnait de façon plus moderne. »
Feu de joie, jour du départ de madame Viala
Le directeur qu’il supplée souffre de plusieurs pathologies et est régulièrement en arrêt maladie. Il est licencié quelques mois plus tard pour inaptitude. « En 2017, Madame Viala débarque, et on a vraiment eu peur, car on s’est renseignés chez DELTA Plus, son ancienne boite. On a appris que les salariés, le jour de son départ, ont organisé un feu de joie avec des palettes. »
Mais Olivier continue son boulot. « Puis, on a mis comme directrice une ancienne collègue de 20 ans de moins que moi qui m’a demandé de la vouvoyer alors qu’on bossait ensemble depuis des années. » Olivier se plie à ces nouvelles exigences. Mais très vite, on lui fait comprendre qu’il est de trop. « Le DRH Sauvanet me reçoit au siège avec madame Viala. Et ils me proposent 3 solutions : Saint-Eloy, Ambert, ou une rupture conventionnelle. »
Olivier choisit Ambert, vend sa maison. « Il faut être très clair, quand tu sors de l’ADAPEI, tu as du mal à retrouver du boulot, car les autres employeurs dans le secteur savent que la structure est en retard, même dans son fonctionnement. » Olivier dénonce d’ailleurs qu’aucune démarche qualité ne soit réalisée en externe. il remarque aussi qu « Ils font un focus sur les diplômes et pas sur les compétences. »
Les ESAT pour combler les déficits
L’arrivée de Madame Viala ne s’accompagne pas de réelle progression financière, selon l’ancien salarié. « Heureusement qu’il y a les ESAT et le travail des personnes en situation de handicap pour équilibrer l’ensemble du budget. » pourtant, toujours selon Oliver, elle va chercher à faire des économies sur les postes « notamment des personnes un peu âgées… » rajoute Olivier.
A Ambert, il n’avait rien à faire. « Le directeur de l’ESAT devenu directeur du secteur « Thiers Ambert » ne me donnait pas de missions spécifiques. Il ne me déléguait que très peu de choses. Après tout, ça tournait bien alors j’ai travaillé sur les exercices de sécurit, le peaufinage de dossier de l’usager et les projets personnalisés. » Mais son directeur finit par ne plus être en accord avec madame Viala et part, lui, avec une coquette somme lors de sa rupture conventionnelle.
Mise au ban
Plus tard, il assiste à une réunion des cadres, l’un d’eux le rattrape sur le parking. « On est désolés mais on a interdiction de parler avec toi. » Olivier sent le vent tourner. « J’ai compris que le but, c’était de se débarrasser de moi. » Une nouvelle directrice est recruter sur l’ESAT d’Ambert. « Je l’aimais bien mais ils l’ont licenciée pour fautes très rapidement. Elle aurait harcelé une salariée. Elle était très compétente, peut-être trop. Lors de l’enquête et les entretiens menés par un représentant syndical, rien ne ressortait. Quelques jours plus tard, sont arrivés des témoignages qui ont scellé son sort. Mais cette dame n’a pas demandé son reste pour partir. »
Burn out
Olivier se rend compte lors d’échanges avec le DRH,monsieur Sauvanet, qu’il est en capacité de connaître en détail les moindres faits et gestes des cadres, salariés sur son établissement. « J’en déduisais qu’il avait des taupes partout. » Olivier finit par être épuisé par cette ambiance. Un jour, son directeur de filière lui dit malgré des projets bien avancés avec des entreprises locales « qu’on n’a pas l’ambition de faire de l’ESAT d’Ambert un laboratoire de la NASA et que toute l’insertion professionnelle des travailleurs en situation de handicap va être centralisé sur Clermont. » Il lui propose alors, s’il le veut et quand il le voudra, une rupture conventionnelle incluant les indemnités de départ à la retraite.
C’en est trop pour Olivier qui tombe en burn out. « Tu ne sais plus qui tu es, ce que tu vaux, j’ai fait de l’hypertension, je ne dormais plus. J’ai mis 3 ans à m’en remettre. » Lors de sa visite chez un médecin-expert qui lui confirme son état de santé, il entend le professionnel lui demander « Mais qu’est ce qu’il se passe à l’ADAPEI depuis 2017 ? » Il obtient son licenciement pour inaptitude.
« Personne n’est à l’écoute »
Olivier commence à aller mieux et à profiter de sa retraite. « Mais, je leur en veux encore, car j’adorais mon métier. On savait à l’époque que les 2 présidents successifs avaient bossé chez Michelin. Mais les handicapés ne sont pas des pneus et on est une asso pas une multinationale. »
Pour lui, la stratégie est mauvaise depuis le début, mais depuis l’arrivée de Myriam Viala, l’ADAPEI 63 s’enfonce. « Un jour j’ai proposé de retoucher la trame des entretiens pros après les avoir essayés avec les professionnels. Je n’ai eu droit à aucun intérêt concernant ma démarche. Madame Viala m’a juste dit « On vous demande d’appliquer les directives et vous ne me refaites plus jamais ça. » Ce sont des gens qui ne sont pas capables d’écouter ni de se remettre en question. »
« On manipule les administrateurs. »
Mais selon lui, « on surestime l’adversaire. On a le respect de la hiérarchie, mais les dirigeants ne sont pas bons. Ils manipulent les administrateurs qui ne sont jamais sur le terrain. Mais ils ne manipulent personne d’autre. A mes yeux, Madame Viala n’a pas les compétences du poste, c’est pour ça que sa seule façon d’exister c’est d’aller à l’affrontement. »
Olivier est parti avec 57 mille euros, et la rancœur au ventre. « Je faisais ce métier par amour. Je n’ai pas pu mettre en place ce que je voulais car on nous empêche d’améliorer tout ça. Les financeurs doivent bien se rendre compte qu’il n’y a aucune créativité, aucun risque partagé, aucune innovation. »
L’immobilisme des financeurs
Pire, selon Olivier, au vu du fonctionnement de la direction, les salariés sont mis en difficulté. « Un jour, lors d’une alarme incendie, on m’a reproché d’avoir pris un handicapé par le bras parce qu’il ne voulait pas sortir. On ferait mieux de favoriser la bientraitance plutôt que culpabiliser les salariés avec la maltraitance. »
Combien de victimes ?
Un soir, alors qu’il sortait d’un concert avec son amie, Olivier aperçoit Madame Viala et Monsieur Sauvanet entrer dans un restaurant. « C’est là que j’ai pris conscience qu’ils avaient détruit une partie de moi. Je suis quelqu’un de calme mais ce jour-là, j’ai vraiment eu envie de les frapper. Les revoir m’a mis dans un état second. J’aimerais qu’ils comprennent le mal qu’ils ont fait à tous ces gens partis en burn out. »
Gaétan, responsable des paies
Gaëtan ne dirait pas mieux. Responsable paie, il a été recruté en 2007. « On avait une super équipe, et on sentait une vraie entraide entre les membres. Mais à l’arrivée de madame Viala en 2017, tout a basculé. »
Des départs en pagaille
Au service paie, il prend conscience des nombreux départs. « Je ne comprenais pas au début pourquoi les gens démissionnaient, ou étaient licenciés. » D’un autre côté, au siège, le nombre de cadres double. « L’arrivée de Monsieur Sauvanet a accéléré le processus. On aurait dit qu’ils étaient de mèche pour détruire l’ADAPEI 63. »
« La DG a reproché à une salariée d’utiliser son droit de grève »
Lors d’une grève des salariés l’équipe du siège est réunie. Parmi elle, une infirmière qui a débrayé. « Devant tout le monde, elle lui a dit que c’était inadmissible de faire grève, qu’elle était déloyale et qu’elle ne lui pardonnerait jamais. Nous étions tous soufflés qu’une Directrice générale puisse ne pas respecter le droit de grève ! C’est une faute inexcusable. Mais comme si, elle, elle avait tous les droits… »
De nombreux témoignages parlent de ce sens de la loyauté que Madame Viala n’a de cesse de répéter. « Mais, elle, elle n’a aucune loyauté, elle ne se sert que des gens. » Exprime un directeur actuellement en burn-out, et ce depuis 2023, actuellement aux prud’hommes.
Gaétan, quant à lui, continue son boulot de responsable des paies. « Je ramenais du boulot chez moi. Tous les soirs, je bossais. Et un soir, j’ai fait une boulette : j’ai envoyé un fichier sans effacer des données confidentielles, notamment les adresses des salariés du siège. »
Dès le lendemain, il va s’en excuser auprès de son supérieur, monsieur Sauvanet.
« Elle voulait retirer les congés trimestriels qui sont conventionnels ! »
Ce même jour, une réunion est organisée pour débattre des congés trimestriels prévus par la convention. « C’était bizarre, cette réunion a eu lieu dans le couloir, à côté des bureaux. » Ce jour-là madame Viala dit vouloir supprimer ces congés en une phrase : « Si je veux, en claquant des doigts, je les supprime ces congés. »
Gaëtan, choqué par ces mots rétorque : « Non c’est conventionnel » et il claque des doigts comme vient de le faire la directrice.
Madame Viala se met alors en colère et l’humilie devant tout le monde en lui rappelant d’ailleurs l’envoi des fichiers et en lui criant dessus. « Je n’ai pas pu finir ma journée. Je suis parti directement à la médecine du travail. J’ai tout de suite demandé une rupture conventionnelle. » Mais déjà tous ses accès a son ordinateur sont bloqués. « Et ils ont fouillé ma messagerie. »
Messagerie fouillée
Il ne le saura que plus tard, mais en fouillant dans sa messagerie, ils tomberont sur des échanges avec sa collègue, assistante RH. « On n’avait pas dit que des choses sympas à leur égard, tellement ils étaient méchants avec nous. » Sa collègue devra, elle aussi, partir.
Gaëtan, quant à lui, aura quelques mauvaises nuits avant de rebondir. « J’ai passé un mois avec le cœur qui palpite, des crises d’angoisse. » Mais, il retrouvera du travail.
Une belle association qui a perdu son âme
Gaétan retient de toute cette histoire une belle association qui a perdu son âme en 2017 avec l’arrivée de la nouvelle directrice générale.
« Cette femme me faisait peur »
Pour lui, difficile donc de voir de la crédibilité dans le discours de la Directrice. « Elle parle d’exemplarité et de loyauté à tout bout de champ…Mais plus personne n’y croit. » Pourtant, Gaétan l’assume : « Cette femme me mettait mal à l’aise. Elle passait devant mon bureau, et me regardait toujours de manière insistante. J’étais toujours mal à ses côtés. Quant au DRH, il avait des oreilles partout et retournait toujours les paroles contre nous. »
58 départs en 5 ans chez les cadres
Gaétan est parti avec 40 mille euros de rupture conventionnelle. « Je trouve que l’argent public est gaspillé avec nos départs. Plus de 58 rien que chez les cadres, en 5 ans. En tant que responsable de paie, je peux vous dire que les frais de prud’hommes et les départs c’est une sacrée somme. Mais personne ne vérifie les comptes. Je trouve ça incroyable. »
Pour lui, l’ancien président est « à l’origine du mal. C’est lui qui a recruté madame Viala. Il suffisait d’appeler son ancienne boite pour savoir qu’elle ferait du mal ou même lire les journaux à l’époque. »
« On pensait que sa mission serait de faire le ménage et qu’elle partirait après. »
Un jour, un organigramme a été collé sur le mur de la salle de repas du siège. Toutes les personnes parties ont été barrées. Et une inscription : « Qui sera le prochain? » Gaétan en sourit aujourd’hui : « Je ne sais pas comment on peut faire fuir autant de gens ? » Il a pensé d’abord que madame Viala avait été recrutée pour faire le ménage, que c’était sa mission. « Mais elle reste…On la laisse tout détruire. »
« L’Adapei 63, c’était comme ma maison. »
Gaétan fait une pause avant une dernière confidence : « Avant son arrivée, l’Adapei 63 c’était presque comme ma maison, je pensais y finir ma carrière, on avait une belle ambiance, peu de turn over, les gens y étaient bien. Je pense que je garderai ce traumatisme longtemps. Je continue à lire les articles, à prendre des nouvelles de certains collègues. Je me demande encore combien de temps les gens vont laisser une poignée de personnes détruire cette belle association, laissant des salariés, des parents, des administrateurs dans le désarroi. Mais, on est face à des gens qui ne se remettent pas en question, qui sont incapables de laisser leur place. Tout ça avec de l’argent public. Tout ça dans un monde où on parle de handicap et de personnes vulnérables. Aucun financeur ne réagit. Aucun administrateur. Je crois qu’elle a réussi son coup. Mais combien de victimes aura-t-elle fait? Comment peut-elle dormir paisiblement? »
9 réflexions sur “« Combien encore de victimes à l’ADAPEI 63 ? »”
Nadine, bonjour,
Ce que tu vis est terrible. Je pense à ton fils,
J’espère que tu es bien entourée.
Nous te souhaitons beaucoup de courage.
Amitiés.
Françoise et Robert Rx
Management par la terreur mené par des chefaillons incompétents et appliqué sur le terrain par certaines directrices et Cheffes de service carpettes au détriment de la qualité de la prise en charge et de la santé des salariés
L’ARS qui cautionne ses pratiques depuis trop longtemps est également responsable
Bonjour. Je suis d’accord avec tout ça. Et parallèlement, en tant qu’ex-formateur, je précise qu’il ne faut pas oublier la saccage sournoisement organisé et orchestré de la formation des travailleurs sociaux. La VAE, très largement valorisée a constitué en fait les prémices de ce saccage. Aujourd’hui, et depuis 10 ans, on n’a fait qu’uniformiser les diplômes, les vider de leur substance pour les remplacer par du « kit à penser » ; ingurgité par de grands lycéens arrivant dans les IRTS en parcours Sup, formatés et abêtis par l’éducation nationale, ils deviendrons des travailleurs sociaux tout aussi dociles que la plupart des personnes handicapées. Cela vous paraît sans doute noir, mais j’ai 30 ans de carrière dans le secteur médico-social et dans la formation.
Un problème éminemment lié à la structure même des associations de parents gestionnaires. Les administrateurices ne sont « que » des parents. Ce n’est pas si simple d’équilibrer son rôle affectif de parent et la responsabilité d’administrateurice gestionnaire. Cette position les oblige à faire confiance et à déléguer massivement à la direction, créant mécaniquement un déséquilibre des pouvoirs et une situation de toute puissance et de domination de la direction.
Par manque de temps, de connaissances techniques du secteur médico-social, et voire par épuisement face à leurs propres responsabilités familiales, ces administrateurices sont nécessairement contraint de dévoluer leur confiance à la direction. L’article illustre parfaitement cette mécanique toxique : « Ils manipulent les administrateurs ». Comment des parents, déjà éprouvés par leur parcours personnel et le combat que c’est au quotient d’accompagner un enfant en situation de handicap, peuvent-ils déceler de tels dysfonctionnements managériaux, les détournements de procédures, les violations du droit du travail ?
La seule chose qu’on peut espérer maintenant, c’est que les faits dénoncés, au vue de leur gravité, permettent de changer de direction (qui demandera sans doute un beau pactole à l’association…). J’espère que les administrateurices ouvriront les yeux et pourront se défaire de cette manipulation. Il serait probablement urgent aussi de revoir les modes de fonctionnement de telles associations gestionnaires. Nous ne sommes plus dans le monde paternaliste d’il y a 50 ans. Les personnes accompagnées devraient être au centre de tout ça, et non des faire-valoir.
Certains administrateurs ont tenté de faire bouger les lignes…mais le traitement est le même que pour les salariés avec des phrases nous invitant à mettre nôtre proche en situation de handicap ailleurs…et non élus à l’AG suivante s’ils n’ont pas démissionné entre tant.
Je travaille en esat, pour l’adapei 63. Quand je lis vos articles je retrouve bien se que je vis, le climat qua instauré Mme Viallat et et son compagnon M. Sauvanet. Qui maintenant et directeur à st Marie. Les pauvres. Quand à son arrivée à son poste ,il est venu se présenter à ma direction, il s est ventait du nombre de personnes qu il avait licencié lors de son précédent emploie. Ma cadre m avait aussi confirmé que le siège règne par la terreur. Personnellement quand je parle d eux la DG le directeur de secteur, je les appels Dieu. Dieu a dit il faut exécuter.
Sa fait plaisir de lire des articles qui ressemble à la réalité de ce qu on vit, sa change des communiquer du siège.
Bonjour Véronique. Je suis actuellement en procès contre l’ADAPEI 63 comme tant d’autres collègues pour avoir dénoncé les outrages qui sont faits à l’égard des personnes handicapées. Après presque 30 ans de carrière on nous a licenciés (mais nous attendons notre heure pour nous faire entendre !) Vous aussi, en tant que personnes handicapées, vous devriez essayer de vous organiser afin de faire respecter votre dignité. Il y a des lois, vous avez des tuteurs ou curateurs, des juges, auprès desquels vous pouvez vous exprimer. Vous n’êtes pas obligés de suivre vos familles dans la soumission par peur d’être exclus : personne ne pourra vous mettre abusivement à la rue pour avoir demandé le respect de vos droits de manière légale et respectueuse. Être en situation de handicap ne fait pas de vous toutes et vous tous des citoyens de seconde zone. On fait en sorte que vous ne connaissiez pas vos droits dans leur intégralité. Il existe plein de textes nationaux et internationaux qui les expliquent. Lisez les ! Bon courage.
Curieux quand même que l’UNAPEI, tant au niveau régional qu’au niveau national, ne réagisse pas…
Le départ inéluctable de la direction générale ne doit pas faire oublier que l’association aura en son sein encore ses soutiens fanatiques (ou terrorisés à leur tour) ; à ce titre, le futur administrateur provisoire et/ou manager de transition aura fort à faire ! Contraint ou forcé de licencier celle qui dirige l’Adapei, le conseil d’administration ferait honneur à ses valeurs en démissionnant en bloc à la suite.